En juin 1982 la chanson faut'il rire ou bien pleurer passe pour la première fois sur les ondes des radios locales. L'interprète est inconnu du public, les appels se succèdent pour savoir ou se procurer ce disque, les gens se déplacent jusque dans les radios pour voir ce chanteur et lui demander une dédicace. C'est la folie, le chanteur qui avait commencé par vendre ses disques au porte à porte doit à présent trouver des points de ventes.
Un magasin de musique de Sarreguemines, les radios locales, une boulangerie dans sa cité, les copains de travail, la famille nombreux sont ceux qui deviennent les dépositaires par amitié et pour donner le petit coup de pouce dont Rachid a besoin car très sollicité pour des interviews ou des animations tant en France qu'en Allemagne.
La pochette de son disque ne représente pas un paysage de rêve comme l'aurait fait un professionnel pour marquer le tube de l'été 82. C'est un visage à moitié dans l'ombre que l'on aperçoit, le casque à lampe que porte le chanteur sur la photo ne donne aucun doute de son identité : C'est un mineur.
Le mineur chantant est ainsi né. Rachid en est fier, ces camarades de travail l'admirent pour l'image qu'il donne des mineurs. C'est de front qu'il assure son rôle de mineur et celui de chanteur sans jamais faillir ni à l'un ni à l'autre aux dires de ceux qui le connaissaient à l'époque ou il travaillait encore au puits Simon à Forbach.
Il n'avait pas la grosse tête, rien ne changeait dans sa façon d'être avec ses amis. Il était toujours le même homme avec sa tête sur les épaules et les pieds bien sur terre. Et pourtant certains pensent qu'il aurait pu faire une grande carrière en rajoutant mais ce n'était pas une femme.
Son disque a une particularité savez-vous laquelle ?
Vous aimeriez avoir la réponse tout de suite, mais je crois qu'un peu de recherche ne vous fera pas de mal.
Moi j'ai demandé à Rachid, il m'a donné toute l'explication et croyez-moi c'était pas idiot, il fallait y penser.